Ce que révèle vraiment the elder scrolls 6 sur la saga

Huit ans. Voilà le temps qui s’est écoulé depuis la sortie de Skyrim, l’épisode qui a ancré The Elder Scrolls dans le panthéon des jeux cultes. Depuis, l’attente est devenue presque un personnage à part entière : les joueurs scrutent le moindre indice, rêvant d’un nouveau chapitre de cette saga qui a fait de Bethesda un studio incontournable. Il faut dire que chaque volet de la série est un terrain d’expérimentations, un monde ouvert qui multiplie les chemins, les intrigues, les histoires dans l’histoire. The Elder Scrolls doit beaucoup à sa communauté, qui a su prolonger la magie grâce à une avalanche de mods, ces outils qui transforment le jeu en une expérience presque infinie.

Et voilà que Todd Howard, la figure de proue de Bethesda, s’exprime sur la future durée de vie du sixième opus lors d’un entretien accordé à IGN.

L’homme n’est pas réputé pour sa modestie : dix ans devraient séparer The Elder Scrolls 6 de son prédécesseur. Un écart qui interroge, mais qui annonce aussi une ambition démesurée. Le prochain monde sera-t-il plus vaste que celui de Skyrim ? Difficile à croire ? Pas tant que ça, si l’on se fie à la trajectoire du studio.

Skyrim, devenu un mème à force de portages, s’est invité sur toutes les consoles, y compris la Switch. Ce dernier portage a d’ailleurs divisé la communauté, certains fans de la première heure n’hésitant pas à railler cette énième version. Todd Howard ne s’en cache pas, il assume même ce côté répétitif. Dans son interview, il note avec un brin d’ironie que « les gens rient en ligne », tout en rappelant que ce portage figure parmi les plus plébiscités sur la console de Nintendo.

Lorsqu’il évoque la longévité attendue de The Elder Scrolls 6, Todd Howard s’appuie sur la résistance de Skyrim au temps qui passe. Grâce à son univers malléable, constamment enrichi par la communauté, le jeu n’a jamais vraiment quitté le devant de la scène. Howard résume l’état d’esprit du studio : « Les joueurs aiment et continuent de jouer, c’est presque sans fin, avec les mods et tout. Nous sommes à huit ans après Skyrim. »

Il pousse le raisonnement encore plus loin, sans détour : « Cela nous permet de voir comment penser à The Elder Scrolls 6, c’est un jeu que nous devons créer pour que les joueurs puissent en profiter pendant au moins une décennie. »

Le pari est osé, mais pas irréaliste. Avec les avancées techniques, la montée en puissance des consoles et les leçons tirées de Skyrim, Bethesda prépare le terrain pour un monde encore plus vaste, plus dense, capable de captiver les joueurs bien au-delà du générique de fin. Reste à voir jusqu’où ils oseront pousser la liberté et la créativité, et si la saga parviendra à surprendre une fois encore une communauté qui n’en finit plus d’espérer.